dimanche 29 avril 2007

le base-ball, toujours


Pendant ma petite ballade du jour, je me suis arrêté à l'école primaire où se déroulait un match de base-ball. Si les jeunes jouent de plus en plus au soccer, le base-ball reste le sport number one au Japon. Dès qu'un joueur tape la balle avec sa batte, toutes les filles du public crient et applaudissent. Les coachs ont l'air de se prendre très au sérieux. Il y a une bonne ambiance, et même si je ne comprenais pas tout, c'était agréable à regarder.
Il faut savoir que ce week-end, c'est le début de la golden week, la seule vraie semaine de vacances pour tous les japonais. Généralement, à cette période, tous les tokyoïtes quittent Tokyo pour aller voyager. Les enfants en profitent pour faire des sortes de stage d'entraînement pour leur association (sport etc).

samedi 28 avril 2007

jardin de l'empereur (2)

Deux enfants explorant le jardin de leur empereur...

jardin de l'empereur


Hier, j'ai fait une petite ballade dans le jardin est du palais de l'empereur, situé au centre de Tokyo. Derrière les remparts, dignes d'un château fort, beaucoup de verdure...

vendredi 27 avril 2007

salle commune et poubelles communes

Vous l'attendiez tous et la voilà enfin! ceci est la salle commune, au rez-de-chaussée (1er étage au Japon), où tout le monde vient manger, bavarder, regarder la télé, cuisiner, boire du vin etc. Il y a quelques japonais et la plupart des étrangers sont des profs d'anglais. Bon c'est bonne ambiance, tout le monde est sympa et tout, je ne vous fait pas un dessin. En fait, à droite il y a également une grande cuisine spacieuse et confortable, avec tous les instruments pratiques pour cuisiner. Je dis ça, je dis rien, car je n'y mets pas souvent les pieds, mais en tout cas ça a l'air bien dis-donc. Sinon, vous voyez les deux petites poubelles en bas à droite? Eh bien ce n'est que la partie haute de l'iceberg, car figurez-vous que le tri au Japon est profondément ancré dans les moeurs. Il y a en moyenne 8 poubelles différentes, mais si vous voulez vous comporter comme la ménagère japonaise consiencieuse, cela peut monter bien plus haut (genre 14). Donc, oui, après ça, les poubelles vertes-bleus-jaune qu'on a en France (qui sont moches en plus), ça me fait sourire, haha laissez-moi rire. Je n'ai pas encore saisi toutes les subtilités du tri à la japonaise: pour l'heure je me contente de séparer les cannettes et objets métalliques, les bouteilles en plastiques, les bouchons (oui car ici on sépare les bouchons des bouteilles, bande de malotrus), les peaux de banane et les restes de riz. Mais où mettre ma bouteille de jus d'orange? que faire de mes piles? et mes chaussettes?? J'ai encore beaucoup à apprendre... Gambate ne!!

jour de pêche?


Pour vous donner la pêche (wouarf!), je vous propose un petit jeu: agrandissez ces deux photos et amusez-vous à les comparer. En cherchant les différences, et avec un peu d'imagination, vous pourrez deviner un peu de la vie de chacune de ces personnes. Par exemple, pourquoi la petite fille en bas à gauche s'est-elle mise à courir tout d'un coup? Bon, vous avez sans doute mieux à faire évidemment... Ces deux photos ont été prises du métro (avantage de Tokyo: les principales lignes de métro sont toutes aériennes...).

freeters et hikikomori


Un petit post évoquant deux phénomènes de société qui inquiètent énormément les japonais. Comme j'ai déjà pu le dire, le Japon, qui a atteint un stade de développement plus avancé qu'ailleurs (en terme de qualité de vie au quotidien), a des problèmes parfois différents de ce qui nous tracasse en occident. Voici deux catégories de personnes qui ont choisi de ne pas s'insérer dans le "moule" japonais: les "freeters" et les "hikikomori".
- Les freeters sont des personnes vivant de petits boulots ou de travail à temps partiel, demandant peu de compétences. Ils vivent souvent aux crochets de leur parents. C'est assez différent de nos Tanguy, car eux prolongent leurs études. Les freeters ont généralement choisi à la sortie du lycée ou de l'université de ne pas entrer dans le marché du travail, ou du moins d'en reculer l'échéance, pour profiter de la vie. Il s'agit d'un acte volontaire. Il peut s'agir également de personnes "romantiques" (en opposition à "réaliste") qui veulent vivre leur rêve, à leur façon. Le modèle du salary-man qui se consacre corps et âme à son travail, dans une société ultra-competitive, délaissant ses passions ou sa famille, n'a franchement pas la côte chez les jeunes. Et se prendre une ou des "années sabbatiques" pour poursuivre ses rêves ou simplement ne pas commencer de carrière semble être devenu un phénomène courant (en 2004 cela concerne 1 jeune sur 9, plus de 2 millions de personnes, ce qui explique que cela soit devenu un problème). Le problème est qu'il est difficile de se réintégrer dans la société et de trouver un vrai boulot par la suite, sans parler de créer une famille.
- Les hikikomori sont de jeunes personnes qui ne quittent jamais leur appartement ou leur chambre. Le nombre de Freeters a explosé dans les années 90, mais dans les années 2000, c'est le nombre de hikikomori (aussi appelés NEET - Not in Education, Employment nor Training) qui a augmenté de façon alarmante. Contrairement aux Freeters, les NEET ne travaillent pas et ne cherchent pas de travail. Ils se laissent vivre et ne sortent jamais, évitant tout contact et toute communication avec l'extérieur. Ils ne sont pas malades, mais ce sont des "adulescents" déboussolés, en manque de repère, dont le refus de travailler est une forme de rebéllion contre une société japonaise très compétitive et élitiste. Ils étaient 850000 en 2004. Contrairement aux jeunes précaires occidentaux, qui sont purement et simplement ignorés par les media et le reste de la société (en France en tout cas), les media et le gouvernement parlent beaucoup des hikikomori... mais pour les montrer du doigt, en donner une image négative (fainéants etc) et les accabler encore davantage. Les freeters et les NEET ont ainsi une très mauvaise image, ce qui dans une société possédant une forte mentalité de "village" (j'entend par là que tout le monde sait un peu tout sur tout le monde dans un quartier) ne va pas les pousser à sortir dehors pour affronter le "monde réel"...

Bon j'espère que cette petite intro vous a donné envie de vous interesser à ces 2 problèmes passionnants (peur des autres, phobie sociale, pression sociale étouffante, crise de valeurs dans une société très compétitive et consumériste, refus de se conformer au modèle école-famille-entreprise, refus d'une carrière type aliénante, refus de sacrifier son temps, peur des responsabilités...) ou comment une société au fonctionnement aussi bien "huilé" arrive-t-elle à créer de tels phénomènes.

Je conseille fortement le gros pavé de Muriel Jolivet, Homo Japonicus (ed.Piquier) qui parle du mal-être des hommes (jeunes et moins jeunes) dans la société japonaise à l'aide d'intéressants témoignages.

Sinon pour ceux qui ne veulent pas se prendre la tête, je conseille l'excellent manga de Kei Toume "Sing Yesterday for Me" (ed.delcourt, 4 volumes parus) qui traite de la vie de deux freeters, avec les interrogations qui vont avec, et de façon sensible et mélancolique.
En ce qui concerne le phénomène des Hikikomori, je conseille l'excellent anime "NHK ni youkoso", qui raconte la vie d'un NEET qui va petit à petit tenter de sortir de sa situation. Traité sur le mode tragicomique, ce dessin animé est très instructif mais aussi très humain, souvent subtil et émouvant, et met le doigt là où ça fait mal... (manga non disponible en France, mais on peut trouver la très bonne adaptation animée sur dailymotion, traduite par des fans).

enfin, pour en savoir plus, consultez les deux très bons articles de Wikipedia et les liens associés:
sur les freeters cliquer là
sur les NEET cliquer là

mercredi 25 avril 2007


J'aime beaucoup cette photo. Une chanteuse amateur donne un mini-concert à Akiba, devant un public fan d'une vingtaine de personnes (tous des mâles trentenaires!). Le plus drôle est que ces fans ont mis en place une choré très dynamique pour accompagner la chanteuse. A un moment, le concert a été perturbé par un type déguisé en crocodile qui est venue danser du rap à coté de la chanteuse... Celle-ci a rigolé, a essayé de l'accompagner, puis elle l'a remercié... C'est ça aussi, Akiba, une ambiance bonenfant... Je trouve cette photo réussie (oui bon je me lance quelques fleurs!), car les fans entourent la chanteuse telle un cercle, et sont en pleine chorégraphie. Enfin, la chanteuse, au milieu, a eu la bonne idée de se placer devant un bâtiment éclairé, du coup elle se trouve pile sous les projecteurs. Je ne pourrai pas dire lequel je préfère: le type avec les cheveux violets et une jupette, ou celui avec les chaussettes rayées... voilà voilà, de quoi oublier ses soucis le temps d'une chanson...